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De verre et de métal : quand l’architecture de la région parisienne décidait d’entrer dans la modernité.

Associé à la révolution industrielle, on qualifie souvent le XIXe siècle de siècle de la modernité. En matière d’architecture, c’est dès ses premières années que de nouveaux symboles de modernité commencent à apparaître.
 
Jusqu’au début du XIXe siècle, les matériaux de prédilection de l’architecture sont la pierre, le bois et la brique. Le métal commence à être utilisé dans l'architecture et le génie civil à la toute fin du XVIIIe siècle et son essor est parallèle à celui de la révolution industrielle qui conditionne la production et le marché du fer et de la fonte.
A Paris, le Pont des Arts, inauguré en 1804, en est l’un des tous premiers exemples, suivi de près par la coupole de la halle au blé, transformée ensuite en Bourse de commerce.
 
Le métal a l’avantage majeur de pouvoir être industrialisé, donc d’être produit plus rapidement, dans de plus grandes quantités et pour moins cher, mais ce sont surtout ses qualités techniques qui vont attirer l’intérêt des architectes. Solide mais souple, il permet d’augmenter les portées, d’alléger la structure et d’y inclure d’immenses verrières, tout en résistant bien mieux au feu que les autres matériaux.
Cependant, pour des raisons de prestige dans un Paris où la pierre est reine, son utilisation en façade est extrêmement rare, le métal ne servant que de soutien caché dans la structure du bâtiment. Il est donc d'abord utilisé en renfort des structures en pierre, pour les charpentes comme à la halle au blé, les planchers, avant de se montrer dans les serres, les halles, les gares, les passages couverts ou les pavillons des expositions universelles.
 
Nous pouvons toujours admirer à Paris de belles réalisations de ces débuts du métal avec le passage du Grand-Cerf, un passage couvert du 2e arrondissement, les serres du Muséum national d'histoire naturelle (1834) ou la structure de la gare Saint Lazare (1851).
Le métal était le matériau de base des Halles de Victor Baltard réalisées entre 1850 et 1870 et auquel le Baron Haussmann, alors préfet de la Seine, aurait demandé « du fer, du fer, rien que du fer ! » pour ces douze pavillons commandés par Napoléon III. On y observe d’ailleurs un premier tournant dans l’utilisation du métal : le fer est employé pour les charpentes et les structures alors que la fonte est réservée aux colonnes et éléments décoratifs, comme cela avait déjà été le cas dans la merveilleuse salle de lecture de la Bibliothèque Sainte-Geneviève de Henri Labrouste, et ce n’est qu’à partir de 1890 que l’acier est massivement employé.

La fin du siècle marque néanmoins l’apothéose de cette entrée en modernité avec sans doute les bâtiments les plus marquants de la capitale, car les Expositions Universelles, vitrines de la modernité du pays, engagent l’État à entreprendre de vastes constructions de prestige et à déployer son excellence dans l’art du métal. La Tour Eiffel est construite pour l’Exposition de 1889, tandis que l’Exposition du Centenaire, en 1900, voit surgir de terre la gare d’Orsay et le Grand Palais, dont la verrière est cependant cachée derrière une façade en pierre purement décorative.
C’est l'essor du béton armé qui sonnera le repli – momentané – du métal dans l’architecture.
 
Terminons avec ces quelques mots d’Emile Zola, qui admirait l’architecture de fer et s’en fait le défenseur dans « Au Bonheur des Dames » : «Partout on avait gagné de l'espace, l'air et la lumière entraient librement, le public circulait à l'aise, sous le jet hardi des fermes à longue portée. C'était la cathédrale du commerce moderne, solide et légère faite pour un peuple de clientes (…) ; Et tout ce fer mettait là, sous la lumière blanche des vitrages, une architecture légère, une dentelle compliquée où passait le jour, la réalisation moderne d'un palais du rêve, d'une Babel entassant des étages, élargissant des salles, ouvrant des échappées sur d'autres étages et d'autres salles à l'infini ».
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